Bonne pratique | Les tests emails, le graal de vos campagnes !

Publié par Mathieu Bourdin dans Délivrabilité & Réputation 5 septembre 2019 Temps de lecture : 3 min

« Un email non testé provoque une perte de ROI de 13%*. »

Traités succinctement voire même totalement délaissés, les tests sont pourtant une étape cruciale pour des campagnes emails parfaitement exécutées. Voici quelques conseils pour qu’ils soient pertinents sans alourdir inutilement la charge de vos équipes.

Définir un périmètre de tests pour partir sur de bonnes bases

En emailing, vous trouverez trois principales raisons de mener des tests sur vos campagnes :

  • La conformité : vérifiez que le contenu de votre message corresponde à la demande originelle. Ce test Bon À Tirer dit BAT et envoyé le plus souvent aux personnes en charge de la validation des campagnes, vérifie la présence d’erreurs ou de coquilles dans le corps de mail.
  • Le rendu : optimisez les performances marketing de votre campagne et l’expérience utilisateur en testant le rendu de votre email sur différentes plateformes de messagerie.
  • La capacité de livraison : avant chaque envoi, contrôlez l’exposition de votre message aux utilisateurs finaux. Une bonne délivrabilité permet à votre email d’arriver en boîte de réception et d’éviter d’être classé en tant que courrier indésirable.

Si dans le 1er cas le test peut s’effectuer sur un nombre limité de destinataires, les deux autres requièrent de s’intéresser davantage à votre base de données. Le nombre d’adresses nécessaires à ces tests sera plus conséquent mais sera garant d’une juste représentativité.

Connaître votre base de données, l’astuce qui fait toute la différence

Pour mener à bien vos tests, le canal auquel vous vous adressez aura son importance. En effet, même si les principaux domaines en B2B et B2C semblent identiques (Orange, Gmail, Hotmail…), leur poids au sein de la base est variable. La sélection des adresses tests devra donc refléter cette répartition.

Par exemple, les principaux opérateurs tels qu’Orange, Gmail et Microsoft dépassent rarement en B2B 25% du volume de la base. Alors qu’en B2C, ils représentent jusqu’à 70%.

Il est également logique qu’une base B2B soit dispersée en plusieurs milliers de petits domaines qui comprennent peu d’adresses. À l’inverse en B2C, un petit nombre d’opérateurs se partagent la propriété (Orange avec orange.fr, wanadoo.fr – Hotmail avec hotmail.*, live.*, msn.*, Outlook – Google avec gmail.com, googlemail.com…).

Contrôlez notamment à intervalles réguliers l’évolution de votre ciblage pour identifier l’arrivée de nouveaux opérateurs pertinents. Et oui, votre base de données vit !

Dans tous les cas, si vous n’êtes pas en mesure de tester vous-même les messages sur cette pluralité de domaines, vous pouvez vous appuyer sur des outils comme ceux de Litmus qui proposent des tests de livraison adaptés.

Lorsque vous aurez ainsi déterminé la composition de votre segment test représentatif, votre prochaine étape consiste à établir des points de contrôle afin de suivre un vrai processus de qualité.

Des éléments critiques à vérifier de manière systématique

Vous avez défini votre périmètre de tests et identifié votre canal d’adressage. Désormais, c’est l’heure de vos derniers contrôles avant l’envoi réel.

Suivre cette petite checklist ne vous prendra que quelques minutes mais vous évitera bon nombre d’écueils :

  • La livraison : contrôlez la bonne livraison de votre email auprès du domaine et donc du destinataire. Bien sûr ce test n’est pas garanti à 100%. Il peut arriver que votre message soit tout de même bloqué lors de l’envoi réel (car d’autres paramètres entrent en jeu). Mais cela vous permet d’être prévoyant. Si votre envoi test se retrouve bloqué ou redirigé en spam, alors vous pouvez être certain qu’il en sera de même lors de l’envoi réel.
  • Les liens : vous avez déjà vérifié sur votre BAT de conformité que les liens étaient justes ? Refaites-le lors de vos tests de rendu et de délivrabilité ! En effet, la façon dont sont gérés les liens peut changer selon le domaine ou les outils de protection utilisés par le destinataire.
  • Le désabonnement : ce dernier doit faire l’objet d’une vérification plus poussée. Au-delà de s’assurer qu’il conduise à la bonne landing page, veillez à tester le processus complet de désabonnement, soit jusqu’à sa validation. Si une anomalie le rend inopérant, vous devez reporter l’envoi sous peine d’encourir des risques pour votre réputation d’expéditeur (plaintes spam) ou des poursuites légales.
  • La version texte : il faut l’admettre, certains de vos contacts utilisent d’anciens outils. Ces derniers ne leur permettront d’accéder qu’à la version texte de votre email. Alors pas d’impasse sur la qualité de l’affichage et la conformité du contenu dans ce format.

En intégrant cette routine de contrôle à votre campagne, vous rendez votre processus de test réellement pertinent. Alors n’en omettez aucun !

Effectuer des tests peut souvent vous sembler fastidieux. Mais ce temps passé est précieux. Il vous permet de mettre toutes les chances de votre côté pour réussir votre campagne. Lorsque vous établirez votre prochain planning, intégrez les délais nécessaires à la réalisation des tests et des correctifs potentiels. Vous serez désormais prêt à intervenir si vous identifiez une quelconque anomalie. Vos résultats n’en seront que meilleurs.

Contactez le service délivrabilité de Dolist au 05 57 26 25 70 ou par email.

*Source : Email on Acid

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