Mise en page et Responsive Design Email : guide complet

Publié par Service Communication dans Conception & Design Email Publié le 11 février 2026 Temps de lecture : 12 min

Dans un contexte où plus de 60 % des emails sont ouverts sur mobile, où l’attention se joue en quelques secondes et où les filtres anti-spam analysent finement l’engagement, une bonne mise en page et un design responsive ne sont plus des options : ce sont des leviers stratégiques de performance.

Un email peut contenir le meilleur message du monde : si sa structure est confuse, si le texte est difficile à lire, si le CTA est mal positionné ou si le rendu casse sur mobile, l’impact sera nul. À l’inverse, une mise en page claire, fluide et pensée mobile-first améliore immédiatement la lisibilité, l’engagement, la conversion… et même la délivrabilité !

Ce guide complet vous propose une approche experte et opérationnelle de la mise en page et du responsive design en emailing. Objectif : vous aider à concevoir des emails efficaces, lisibles sur tous les supports et orientés performances marketing.

Pourquoi la mise en page est au cœur du responsive email design ?

La mise en page d’un email n’est pas qu’un choix esthétique : c’est l’ossature qui conditionne la lisibilité, la compréhension, le taux de clics, l’engagement et la délivrabilité.

Aujourd’hui :

  • plus de 60 % des emails sont ouverts sur mobile,
  • les utilisateurs lisent en scroll rapide (lecture en diagonale),
  • la concurrence dans l’inbox est féroce,
  • les filtres anti-spam analysent l’engagement.

Une bonne mise en page = un email performant et bien délivré. A contrario, un email mal conçu (layout rigide, colonnes illisibles, CTA trop petits, texte dense, images trop lourdes) entraîne un désengagement immédiat, une chute du CTR, une baisse du temps de lecture, et un taux de spam plus élevé.

Les fondamentaux du responsive Design

Email design Responsive

1. Mobile-first, structure et largeur

Le responsive design email ne consiste pas à “rétrécir” la version desktop pour mobile. Il s’agit de penser la mise en page pour mobile en priorité, puis d’adapter progressivement. En mobile-first, on privilégie une structure verticale simple, des blocs courts, un CTA centré et large, une typographie plus grande, un contenu lisible en scroll rapide.

Pour être responsive, une mise en page multi-colonnes doit se “stacker”, c’est-à-dire se transformer en une seule colonne sur mobile afin de faciliter la lecture, guider le regard, éviter les zooms manuels et améliorer la hiérarchie visuelle. On évite alors les 3 colonnes, les grilles trop complexes, les layouts non fluides.

La largeur idéale d’un email 600 à 700px sur desktop et 100 % de largeur sur mobile. Pourquoi ? Parce que cette largeur est le standard compatible Outlook + Gmail + Apple Mail.

2. La hiérarchie visuelle : pilier de la mise en page responsive

La hiérarchie visuelle guide l’œil de manière naturelle et intuitive, voici les éléments essentiels : 

  • un hero clair (image ou message clé),
  • un titre fort,
  • un texte concis,
  • un CTA visible,
  • une structure simple et lisible.

En moins de trois secondes, l’utilisateur doit comprendre qui parle (marque) ? Ce quoi il s’agit (valeur) ? Ce qu’on attend de lui ? (CTA)

3. Les patterns de mise en page les plus efficaces

Voici les modèles de mise en page les plus performants et responsive en emailing : 

  • Le pattern en F (lecture naturelle) : très efficace pour les newsletters éditoriales, il permet de mettre en avant un titre, un édito et des blocs courts.
  • Le pattern en Z (parcours dynamique) : excellent pour les emails promotionnels ou les lancements, le regard suit un parcours naturel : titre → image → texte → CTA
  • Le pattern Hero → Value → CTA : le plus performant en conversion, c’est une structure type landing page appliquée à l’email.
  • Le pattern storytelling : il est recommandé pour les emails de bienvenue, les emails marque, et les mises en avant produit narratives.
  • Le pattern catalogue (grille produit) : à utiliser avec prudence car les grilles multi-colonnes peuvent être complexes à rendre responsive.

Les patterns de mise en page les plus efficaces

4. Le rythme visuel : l’élément oublié des e-commerçants

Un bon email possède un rythme visuel, c’est-à-dire une alternance fluide de :

  • sections,
  • couleurs,
  • visuels,
  • zones respirées,
  • break visuels.

L’objectif est de maintenir l’attention, éviter la fatigue visuelle et guider l’utilisateur. Plusieurs techniques existent pour créer du rythme visuel :

  • alterner image gauche / texte droite,
  • alterner fond clair / fond coloré,
  • utiliser des séparateurs discrets,
  • intégrer des micro-sections visuelles.

Mise en page responsive et contraintes techniques emailing

1. Pourquoi le code HTML des emails ne peut pas utiliser Flexbox ou CSS Grid

Contrairement à un site web, un email n’autorise pas le JavaScript, limite le CSS externe, supprime certaines propriétés et réécrit parfois le code HTML. La norme emailing repose encore sur des tables HTML imbriquées pour structurer la mise en page et sur  du CSS inline sur chaque élément. La majorité des clients mails (notamment Outlook) ne supportent pas, ou très mal, les technologies modernes comme Flexbox, CSS Grid, position: fixed / absolute (partiellement) et CSS avancé (animations, variables, media queries complexes). Résultat : tout ce qui n’est pas bien interprété par les messageries risque de casser l’email ou de s’afficher bizarrement. Pourquoi ? Parce que les emails ne sont pas rendus par des navigateurs modernes, mais par des moteurs d’affichage obsolètes. Par exemple, Outlook utilise le moteur Word pour afficher l’HTML. Par conséquence les animations sont limitées, les media queries ignorées, et les propriétés CSS avancées ne sont pas supportées. Les Webmails comme Gmail et Yahoo filtrent beaucoup de propriétés CSS pour des raisons de sécurité. Voilà pourquoi il est nécessaire de concevoir un email Design basé sur des tables qui sont certes lourdes mais c’est le seul langage interprété correctement par tous les clients mails, même les plus anciens, ce qui est essentiel pour délivrer un email qui s’affiche correctement chez  100% des utilisateurs !

2. Dark mode et mise en page : nouvelle règle UX

Le mode sombre est utilisé par 60 % des lecteurs email mais des problèmes sont couramment rencontrés par les utilisateurs :

  • textes qui deviennent illisibles,
  • visuels qui “cassent”,
  • logos qui disparaissent,
  • CTA trop contrastés.

Pour pallier à ces problèmes, nous vous recommandons d’utiliser des images transparentes, d’ajouter du contour clair autour des logos, de tester les inversions automatiques et privilégier les couleurs accessibles.

Email design responsive en versions light & dark mode
Email design responsive en versions light & dark mode

3. Normes d’accessibilité : une partie intégrante de la mise en page responsive

Adresser des emails conformes à l’accessibilité numérique est une obligation légale. Plusieurs critères de base sont à respecter lors de la conception email pour garantir un affichage responsive :

  • contrastes entre texte et arrière-plan suffisants
  • utilisation de police simple avec une taille d’au moins 14px et un interlignage de 1,5x la taille de la police
  • CTA lisible : en full-width (pleine largeur) et avec un padding généreux (12–18 px internes)
  • contenu linéaire
  • pas de blocs trop complexes

Un email accessible est plus lisible, mieux cliqué et même mieux délivré car les filtres anti-spam prennent en compte le respect de l’ensemble des critères de l’accessibilité numérique.

Mise en conformité accessibilité numérique d'un Email Design

Typographie et lisibilité dans une mise en page responsive

1. Choisir des polices compatibles avec tous les clients mails

En emailing, la typographie est un sujet à la fois technique, UX et stratégique. Contrairement au web, la majorité des clients mails ne supportent pas les polices personnalisées de manière fiable. Outlook, notamment, ignore les web fonts et impose des rendus parfois imprévisibles. Dans ce contexte, la compatibilité technique doit primer sur l’esthétique pure.

L’utilisation de polices “web safe” (Arial, Helvetica, Verdana, Tahoma, Georgia) garantit un affichage homogène sur l’ensemble des messageries (Gmail, Outlook, Apple Mail, Yahoo, webmails et mobiles). Ces polices dites sans serif sont généralement recommandées pour le corps de texte, car plus lisibles sur écran et sur mobile.

Le recours à des fallbacks typographiques est indispensable. Il s’agit de définir une police de secours dans le code HTML permet de préserver la lisibilité et la hiérarchie visuelle lorsque la police principale n’est pas reconnue. Sans fallback, le client mail applique une police par défaut qui peut rompre l’équilibre du design, nuire à la lecture et affaiblir l’identité de marque.

Bon à savoir : une typographie lisible améliore le temps de lecture, réduit le taux de fermeture rapide et envoie des signaux positifs aux filtres de messagerie, qui analysent l’engagement utilisateur. La typographie influence donc la délivrabilité de vos emails.

Typographies web safe
Typographies web safe

2. Taille de police et interlignage : penser lecture mobile et accessibilité

Sur mobile, une typographie trop petite ou trop dense dégrade immédiatement l’expérience utilisateur. L’effort de lecture augmente, la fatigue visuelle s’installe et l’utilisateur quitte l’email avant d’avoir compris le message clé.

Les bonnes pratiques recommandées, compatibles avec les normes d’accessibilité numérique (WCAG : normes internationales d’accessibilité web), sont les suivantes :

  • 14 à 16 px minimum pour le corps de texte, afin d’éviter le zoom manuel.
  • 22 à 28 px pour les titres, pour structurer clairement la lecture.
  • Un interlignage compris entre 1,4 et 1,6, garantissant une lecture fluide et confortable.Un interlignage insuffisant compacte le texte et nuit à la compréhension, tandis qu’un interlignage trop important casse le rythme de lecture. L’objectif est de permettre une lecture naturelle, même en situation de mobilité ou pour des utilisateurs présentant des troubles visuels.

Penser typographie mobile, c’est aussi adopter une logique mobile-first et inclusive : phrases courtes, vocabulaire clair, blocs de texte limités. Cette approche améliore à la fois l’accessibilité, l’expérience utilisateur et les performances marketing.

3. Longueur de ligne, hiérarchie textuelle et lecture scannable

En emailing, la lecture est rarement linéaire. Les utilisateurs parcourent le contenu rapidement, scannent les titres et s’arrêtent uniquement sur les éléments perçus comme utiles ou engageants. La typographie doit donc favoriser une lecture scannable. Pour optimiser la lisibilité sur tous les écrans :

  • Limitez la longueur des lignes pour éviter les blocs de texte trop larges sur desktop.
  • Privilégiez des paragraphes courts (2 à 3 lignes maximum).
  • Structurez clairement le contenu avec des titres, sous-titres et listes à puces.

La hiérarchie textuelle permet de guider le regard et de transmettre l’essentiel en quelques secondes. L’usage du gras doit être stratégique : il sert à mettre en valeur une information clé, pas à surcharger le texte. 

Une hiérarchie efficace permet à l’utilisateur de comprendre immédiatement qui est l’expéditeur (la marque), quelle est la valeur du message, quelle action est attendue (CTA).

Bon à savoir : un contenu clair, structuré et lisible améliore l’engagement, favorise le clic et réduit les signaux négatifs (fermeture rapide, désinscription), contribuant ainsi à une meilleure réputation d’expéditeur.

4. Typographie accessible : un levier de performance souvent sous-estimé

Une typographie accessible n’est pas seulement une obligation réglementaire, c’est un avantage concurrentiel. En respectant les règles de lisibilité (tailles adaptées, contrastes suffisants, structure claire), vous améliorez l’expérience de tous les lecteurs, y compris ceux utilisant des lecteurs d’écran ou des aides à la lecture.

Un email lisible est plus longtemps consulté, mieux compris, plus cliqué, et mieux délivré. Dans une stratégie d’email marketing performante, la typographie n’est donc pas un simple choix graphique, mais un pilier du responsive design, de l’accessibilité et de la conversion.

Espacements, marges et zones respirées

1. Le rôle clé des espaces dans la lisibilité mobile

En email design, les espaces ne sont jamais du “vide”. Ils constituent de véritables repères visuels qui structurent la lecture, hiérarchisent l’information et guident naturellement l’œil de l’utilisateur. Sur mobile, où l’écran est réduit et la lecture rapide, les zones respirées deviennent indispensables pour éviter la surcharge cognitive.

Des espacements bien pensés entre les blocs de contenu permettent :

  • d’améliorer la compréhension immédiate du message,
  • de réduire la fatigue visuelle liée au scroll,
  • de faciliter l’identification des éléments clés (titres, CTA, offres),
  • d’augmenter le temps de lecture.

À l’inverse, un email trop dense, sans respiration, donne une impression de complexité et génère un rejet quasi instantané. En responsive design, moins d’informations visibles simultanément = plus d’attention accordée à chaque message.

2. Padding plutôt que margin : une règle emailing essentielle

En emailing, toutes les propriétés CSS ne sont pas interprétées de manière homogène. Les marges externes (margin) sont notamment mal gérées par certains clients mails, en particulier Outlook, qui peut les ignorer ou les interpréter de façon imprévisible. C’est pourquoi il est fortement recommandé de privilégier le padding interne, appliqué directement aux cellules (td) ou aux blocs de contenu. Le padding permet de créer des espacements fiables, constants et compatibles avec l’ensemble des messageries. Utiliser le padding plutôt que les marges permet :

  • de sécuriser la mise en page multi-clients,
  • d’éviter les décalages ou contenus “collés” aux bords,
  • de garantir une expérience cohérente sur desktop comme sur mobile.

Cette approche contribue à un design plus robuste, plus lisible et plus professionnel, tout en limitant les risques d’affichage dégradé.

CTA et ergonomie mobile

Sur mobile, le CTA (Call To Action) devient l’élément le plus stratégique de votre email. L’écran réduit impose une hiérarchie stricte, une lisibilité irréprochable et une interaction immédiate. Un CTA mal pensé sur mobile peut diviser votre taux de clic par deux, même si le contenu est parfaitement rédigé. Optimiser l’ergonomie mobile signifie donc faciliter l’action, réduire les frictions, et guider l’utilisateur vers l’objectif principal de la campagne.

1. Un CTA clair, visible et immédiatement compréhensible

En mobile, l’utilisateur scrolle vite. Le CTA doit donc apparaître clairement, sans ambiguïté. Quelques règles essentielles :

  • Texte d’action direct et précis : “Acheter maintenant”, “Profiter de l’offre”, “Réserver ma place”.
  • Éviter les CTA flous : “En savoir plus” ou “Cliquez ici” génèrent moins d’engagement.
  • Positionnement stratégique : idéalement dans les premiers écrans visibles (“above the fold mobile”) puis répété plus bas si l’email est long.
  • Bouton contrasté : il doit se distinguer nettement du fond pour capter l’attention.

2. Un design de bouton adapté aux interactions tactiles

Le CTA doit être pensé pour le doigt, pas pour la souris. Sur mobile, la zone interactive doit être d’au moins 44 × 44 px (norme ergonomique recommandée, inspirée des guidelines Apple & Google), espacée des autres éléments pour éviter les clics accidentels et suffisamment grande pour un “tap” confortable. Un bouton trop petit ou trop proche d’autres éléments crée de la frustration et diminue drastiquement la conversion.

3. Contraste, couleur, lisibilité et nombres de boutons : les leviers de conversion

Pour garantir la visibilité du CTA :

  • Utilisez une couleur vive et contrastée, cohérente avec votre charte mais suffisamment différenciante du reste du contenu.
  • Veillez au contraste texte/bouton pour une lisibilité parfaite, y compris en mode sombre.
  • Privilégiez les polices sans serif pour une meilleure clarté sur mobile.
  • Le CTA doit être un point focal : l’œil doit s’y diriger naturellement en quelques millisecondes.

Sur desktop, multiplier les CTA peut fonctionner mais sur mobile, trop de sollicitations saturent l’attention. La règle d’or est donc : un email = un objectif principal = un CTA principal. Si l’email est long ou segmenté, ajoute un second CTA identique visuellement et textuellement plus bas dans le contenu pour capter les lecteurs qui scrollent davantage.

4. Optimiser la vitesse de chargement : un facteur critique pour l’engagement

Même un CTA parfaitement conçu perd en efficacité si l’image derrière est trop lourde, si l’email met trop de temps à s’afficher ou si le bouton dépend d’un code CSS non supporté par certains clients mails. Préférez donc des CTA intégralement en HTML/CSS (pas d’image pour un bouton), des styles inline pour garantir l’affichage et une taille de police suffisante (14–18 px).

Notez qu’une landing page mobile-friendly pour conclure l’expérience est indispensable car un CTA performant ne suffit pas, la conversion finale dépend aussi de ce qu’il y a derrière. Assurez-vous donc que la page d’atterrissage s’affiche rapidement, avec une conception mobile-first, et propose une action simple et immédiate. Le CTA ouvre la porte, la landing page doit transformer !

Les images dans la mise en page responsive

En emailing, les images jouent un rôle central dans l’impact visuel, la compréhension du message et la conversion. Mais sur mobile, elles deviennent aussi l’un des premiers points de friction : écran réduit, connexions variables, affichage conditionnel, mode sombre, clients mails qui bloquent les images par défaut…
La qualité d’un email responsive se joue donc autant sur l’esthétique de l’image que sur sa performance technique, sa lisibilité et sa capacité à s’adapter à tous les contextes d’ouverture.

Optimiser ses images n’est pas qu’une question de design : c’est un levier de délivrabilité, d’accessibilité et de conversion.

1. Le poids des images : un facteur critique pour l’expérience mobile

Les connexions n’étant pas toujours rapides, une image trop lourde peut retarder l’affichage du contenu de l’email, augmenter le taux de rebond (fermeture de l’email avant même la lecture) et pénaliser la conversion. Voici les bonnes pratiques de base :

  • Redimensionner vos images à la bonne taille du bloc de contenu email
  • Rester sous 150 Ko par image (idéalement entre 20 et 100 Ko). Si vos images sont trop lourdes vous pouvez les compresser avec des outils.
  • Utiliser des formats légers : JPG optimisés, PNG uniquement si transparence nécessaire.
  • Éviter les images en fond (background-image), mal supportées par certains clients.

Un email léger = un email qui charge vite, donc un email lu !

2. Adapter les images au responsive : une version mobile-proof

Sur mobile, les images doivent s’adapter automatiquement à la largeur de l’écran et éviter trop grandes, “zoomées” ou qui cassent le layout. Cela impose un code HTML compatible avec les clients mails qui consiste à utiliser la technique du “fluid image” : width: 100%; height: auto; display: block;. Bannissez les dimensions fixes en pixels sur les images dans le HTML et prévoyez un affichage cohérent même si l’image est coupée ou réduite. Enfin, tester l’email dans les messageries majeures (Gmail, Outlook, iOS Mail, Yahoo, Samsung Mail…). L’objectif : éviter les images trop grandes, “zoomées” ou qui cassent le layout.

3. Le ratio texte/image : clé de la lisibilité et de la délivrabilité

Une erreur fréquente est de composer un email quasi uniquement en images. Résultats vos emails risquent de passer en spam, votre contenu est invisible si les images sont  désactivées et vous perdez en lisibilité sur petits écrans. Le ratio recommandé est de 60 % texte / 40 % image (maximum 50/50). Il garantit un bon équilibre entre visuel, lisibilité et accessibilité. Il renforce également la robustesse de l’email lorsque les images ne s’affichent pas.

Notez qu’il ne faut pas intégrer de texte dans les images car il peut devenir illisible en version mobile à cause au blocage des images lors chargement. L’affichage d’un email en mode sombre peut également déformer les contrastes, rendant ainsi la lecture impossible, tout comme la compression des images qui peut flouter les caractères.

4. Le texte dans les images : un piège en responsive

Une image contenant beaucoup de texte peut devenir illisible en version mobile. De plus, les images peuvent être bloquées au chargement, la lecture en mode sombre peut déformer les contrastes, la compression peut flouter les caractères… Bref, trop de texte dans les images représente un risque important de complication pour la bonne compréhension du message. Nos recommandations :

  • Éviter le texte dans les images, ou le limiter à quelques mots.
  • Préférer du vrai texte HTML pour les titres, sous-titres, CTA et informations clés

Vous gagnez en lisibilité, en accessibilité… et en SEO interne (via l’indexation par les filtres antispam).

5. Le rôle essentiel du texte alternatif (alt text)

Si les images ne s’affichent pas, le texte alternatif devient votre filet de sécurité. Un bon alt text permet de transmettre l’information essentielle, être en conformité avec  l’accessibilité numérique (lecteurs d’écran), compenser les restrictions de certains clients mails. Nos conseils pour bien renseigner vos balises de textes alternatifs : 

  • Décrire l’image de manière concise et utile.
  • Pour une image événementielle : “Promo -30 % sur toute la collection femme”.
  • Pour un bouton image (à éviter) : “CTA – Voir l’offre”.

6. Tester systématiquement dans de vrais clients mails

Le rendu des images peut varier énormément selon les environnements :

  • Gmail coupe les images trop hautes,
  • Outlook désactive parfois l’affichage,
  • iOS Mail les adapte automatiquement,
  • Android applique son propre redimensionnement.

Testez l’affichage de vos emails sur différentes messageries (Outlook, Yahoo, Gmail, ect.) pour vérifier la lisibilité, le redimensionnement correct, la cohérence visuelle multi-clients et le comportement des images en mode sombre.

Performance et délivrabilité : l’impact direct du design

Poids de l’email et vitesse d’affichage

La performance technique d’un email influence directement son efficacité marketing. Un email trop lourd (images non optimisées, code excessif) se charge lentement, en particulier sur mobile et sur des connexions instables.

Un temps de chargement trop long entraîne une fermeture prématurée de l’email, une baisse du temps de lecture, une diminution du taux de clic. À l’inverse, un email léger s’affiche rapidement, capte immédiatement l’attention et favorise l’engagement. Optimiser le poids global de l’email fait donc partie intégrante du responsive design et constitue un levier direct de performance.

Engagement utilisateur et signaux anti-spam

Les filtres de messagerie modernes ne se basent plus uniquement sur le contenu ou la réputation technique de l’expéditeur. Ils analysent également les comportements des utilisateurs : ouvertures, clics, temps de lecture, interactions. Une mise en page claire, lisible et fluide favorise ces signaux positifs :

  • lecture prolongée,
  • navigation intuitive,
  • clics sur les CTA.

À l’inverse, un design confus, trop dense ou mal affiché génère des signaux négatifs (fermeture rapide, absence d’interaction), pouvant nuire à la délivrabilité sur le long terme. Le design devient ainsi un acteur indirect mais puissant de la réputation d’expéditeur.

Design robuste et affichage dégradé maîtrisé

Un bon email doit rester compréhensible, même dans des conditions d’affichage imparfaites. Images bloquées, CSS partiellement ignoré, mode sombre automatique… ces situations sont fréquentes en emailing. Un design robuste repose sur :

  • une structure HTML claire,
  • un contenu lisible même sans images,
  • des CTA en HTML/CSS plutôt qu’en image,
  • une hiérarchie visuelle maintenue en affichage dégradé.

Cette robustesse garantit une expérience cohérente pour tous les destinataires, quel que soit leur client mail, et limite les risques de spam liés à des emails “cassés” ou incompréhensibles.

Tests et validation du rendu multi-clients

Tester sur les principaux clients mails et appareils

Chaque client mail interprète le HTML et le CSS différemment. Un email parfaitement affiché sur Gmail peut présenter des défauts sur Outlook ou Yahoo. Tester le rendu sur les principaux environnements (desktop, mobile, tablette) est donc indispensable. Les tests permettent d’anticiper les problèmes de mise en page, les décalages de blocs, les erreurs de responsive, les comportements spécifiques à certains clients mails. Sans tests, une campagne peut être visuellement dégradée pour une part significative de l’audience.

Vérifier le responsive, le dark mode et les images

Les tests doivent impérativement inclure :

  • l’empilement correct des colonnes en mobile,
  • la lisibilité des textes,
  • le comportement des images (redimensionnement, blocage),
  • l’affichage en mode sombre (inversions automatiques, contrastes).

Le dark mode, en particulier, peut transformer radicalement le rendu d’un email. Tester ces scénarios permet d’éviter des erreurs visuelles majeures qui nuisent à l’image de marque et à la compréhension du message.

Intégrer les tests dans le process avant chaque envoi

La validation du rendu ne doit jamais être une étape optionnelle ou ponctuelle. Elle doit faire partie intégrante de la production emailing, au même titre que la rédaction ou le ciblage. Intégrer les tests multi-clients en amont permet de sécuriser chaque campagne, d’éviter des erreurs visibles par des milliers de destinataires, de professionnaliser durablement la stratégie email marketing.

En emailing, tester n’est pas un luxe : c’est une condition essentielle pour garantir performance, crédibilité et délivrabilité !

 

Conclusion

La mise en page et le responsive design sont bien plus qu’une question d’esthétique : ils constituent le socle de l’expérience utilisateur, de l’efficacité marketing et de la délivrabilité des emails. Dans un environnement technique contraint, où les clients mails interprètent différemment le HTML et le CSS, concevoir des emails performants demande une approche à la fois UX, marketing et technique.

Chez Dolist, nous sommes convaincus qu’un email bien conçu est un email qui s’affiche correctement partout, se lit facilement, incite à l’action et s’inscrit durablement dans une stratégie de délivrabilité. La mise en page est une discipline exigeante, mais c’est aussi l’un des leviers les plus puissants pour transformer l’email en véritable moteur de croissance ! Nos experts sont à l’écoute de vos besoin pour vous aider à concevoir des emailing parfaitement Responsive.

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